5 clés pour mieux s'accepter

 

La dernière fois, je vous avais parlé de l'importance de l'acceptation de soi. Aujourd'hui, je vais vous apporter cinq pratiques qui vous aideront à mieux vous accepter tels que vous êtes.

Et je dis bien "qui vous aideront" car en développement personnel, il n'y a pas de baguette magique, il y a surtout du ressenti. Il faut expérimenter en soi-même les concepts et pas seulement les comprendre, d'où le concept de ce blog. 

 
       

Parmi les cinq clés qui peuvent vous aider, vous connaissez déjà les deux premières que je vous invite à continuer de pratiquer afin qu'elle devienne une saine habitude :
1) Avoir conscience des piques que l'on se lance : cela peut vous paraître paradoxal, mais nous ne nous rendons pas compte que nous sommes inconsciemment réticents à nous accepter et que nous sommes très souvent critiques envers nous-mêmes. Nous avons trop souvent le réflexe de nous agacer contre nous-mêmes, d'avoir besoin de nous justifier face à une remarque, de nous énerver face à un échec... A chaque fois que nous faisons cela, nous nous disons "non", "tu n'as pas le droit à l'erreur", "tu n'as pas le droit d'être humain"... Or, ce n'est pas vivable. En effet, lorsque des personnes nous font des reproches, nous nous sentons mal. Comment se sentir mieux si nous-mêmes nous nous faisons des reproches? La première étape est donc d'en prendre conscience.


2) Savoir se dire "oui" : la deuxième étape consiste à savoir reconnaître que les choses ne se passent pas exactement comme nous le souhaitons et à l'accepter. Sachez vous dire "oui, pour le moment, c'est comme ça, même si ça m'ennuie". C'est la meilleur façon d'évoluer. Par contre, se lancer des piques, nier, minimiser ou se justifier est contre-productif.


3) Demeurer dans la situation présente : ne partez pas dans des ruminations d'injustice ou de préjudice. Ne vous noyez pas dans vos pensées. Attention, je ne dis pas qu'il faut arrêter de penser (on ne peut pas s'empêcher d'avoir des pensées!) mais il faut arrêter d'extrapoler (vous vous en rendrez compte en vous observant). Par exemple, on peut penser qu'on a une tête pas super ce matin. Si vous vous dites (parce que vous avez suivi mon deuxième conseil ;)) "oui, j'ai une drôle de tête ce matin. C'est normal, après tout c'est le matin", dans ce cas là, vous êtes dans l'acceptation de vous-mêmes. Mais si vous vous dites en vous lançant d'abord des piques "mais quelle sale tête j'ai ce matin, ce n'est pas possible d'avoir une tête pareille, j'aurais mieux fait de ne pas me regarder dans le miroir" et qu'en plus vous extrapolez "de toute façon tu as toujours été laide, je suis sûre que je ne vais pas réussir à me coiffer, bien sûr je vais avoir un épis sur la tête toute la journée, et en plus j'ai une réunion, il fallait bien que ça m'arrive aujourd'hui, je vais encore avoir l'air ridicule... et patati et patata". C'est ça, extrapoler. Alors stop! Rester dans la situation présente : juste une tête du matin, certes pas glorieuse, mais entre nous, vous n'êtes pas les seuls...


4) Travailler à accepter l'idée du pire, ce qui n'est ni le souhaiter, ni s'y résigner : il s'agit en fait d'avoir conscience que le pire peut arriver. Visualiser ce qui peut vous arriver de pire n'empêchera ps le pire d'arriver mais aura le bénéfice de vous enlever la peur du pire. En d'autres termes, vous vous y préparez. Dans l'Antiquité, on conseillait aux soldats de contempler des images de morts pour devenir plus fort (non pas face à la mort puisqu'elle est incontrôlable, mais face à la peur de la mort). Vous pouvez faire la même chose avec la peur du rejet, de l'abandon, de l'injustice... Posez-vous les question "de quoi ai-je peur? Quel est le risque? Et au pire? De plus, avec l'expérience, vous vous rendrez compte que le pire arrive très peu souvent.


5) Accepter aussi le passé : lorsque que quelque chose du passé n'a pas été digéré, les émotions désagréables liées à cet événement remontent dans notre vie quotidienne. Ainsi, quand nous vivons une situation qui nous rappelle inconsciemment le passé, nous revivons des sentiments désagréables (heureusement, le contraire est vrai aussi...). S'accepter dans cette situation de faiblesse n'est pas facile. Et vous ne pouvez pas le faire par rapport à la situation présente. Vous devez vous efforcer de remercier cette situation présente qui vous a ouvert les yeux sur le fait que quelque chose en vous n'était pas digéré, puis, vous devez revivre, par la visualisation, le moment douloureux du passé afin d'en faire ressortir toutes les émotions et de l'accepter. C'est douloureux mais important car tant que les émotions ne seront pas ressorties, vous les ressentirez à chaque fois que vous vivrez une situation qui vous la rappelle. Vous n'oublierez pas, mais vous n'aurez plus cette charge émotionnelle et vous pourrez enfin accepter le mal ou les situations désagréables que vous avez vécues.


Pour conclure sur ce sujet, je vous mettrais en garde sur le fait que la non-acceptation de soi est auto-aggravante. Vous êtes d'accords par rapport au fait que vous n'êtes pas satisfaits de la vie lorsque vous ne vous acceptez pas? Je vous suggère donc de vivre ces conseils sur l'acceptation. Et même si vous n'y arriver pas tout de suite, et bien, acceptez-le, c'est la même recette! Même si vous avez l'impression d'être faible vis-à-vis de vous même si vous les suivez, faites le quand même.
Si vous êtes curieux d'être plus heureux...

 

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1er objectif :

Continuer à faire attention aux jugements critiques que je me porte et accepter de ne pas être parfaite en me disant : c'est normal d'être ou de faire (x) pour le moment, c'est parce que tu es timide ou parce que tu es (y). Sois tranquille, je suis là. (voir article "comment vaincre sa timidité").


2ème objectif :

Arrêter d'extrapoler. Quand je me rends compte que je n'arrête pas de penser à la même chose, notamment quelque chose de négatif, arrêter d'entretenir cette pensée en faisant autre chose ou en pensant à autre chose.


3ème objectif :

Accepter l'idée du pire. Je vais faire en sorte d'inviter un groupe d'amis et, comme souvent, je vais surement imaginer des problèmes. Au lieu de les redouter, je vais imaginer comment je pourrais faire si ce qui me fait peur arrivait réellement. Ainsi, j'y serai préparée. Si ça se produit, tant pis. Sinon, tant mieux. On verra si la peur s'amenuise en amont.


Bilan de l'article "5 clés pour mieux s'accepter

Bilan du 1er objectif :

Compte tenu de l'automatisation de cet objectif en ce qui me concerne, je trouve plus intéressant de faire un bilan des retours que vous m'avez fait sur facebook  en messages personnels. N'hésitez d'ailleurs pas à mettre vos commentaires sur le blog même si je sais que c'est difficile de parler de soi devant tout le monde.

 

J'ai remarqué une tendance naturelle qui ne doit pas vous faire peur : s'observer ça va, sans se juger c'est plus dur parce que vous restez centrés sur le résultat. En vous observant, vous avez forcément vu ce que vous considérez comme des défauts : vous vous rendez compte que vous avez besoin d'être valorisés par les autres pour vous sentir mieux, que vous avez l'habitude de fuir les situations qui vous font peur, ou encore que vous avez peur de ne pas être à la hauteur de ce que vous voulez faire.

 

A ce niveau là, ça va. Mais ne pas se juger reste difficile et il faut savoir que c'est normal. C'est une étape difficile à passer car vous n'en avez pas encore l'habitude. Quoi de plus naturel? Vous aviez tendance par passer par un chemin pour régler vos problèmes et je vous demande de passer par un autre. Vous sortez ainsi des sentiers battus. C'est normal de vouloir reprendre un chemin habituel car cela vous rassure. Soyez donc indulgent envers vous même si cela vous arrive. Réutilisez tout de suite la phrase que je vous ai apprise et dites vous : "c'est normal que pour le moment j'ai du mal à accepter que (x) me rassure. Mais cela fait partie de moi et j'ai le droit de le faire pour le moment." Par (x), j'entends le défaut que vous n'acceptez pas comme le fait que l'autre soit une béquille, que vous préfériez fuir, que vous ne vous sentiez pas à la hauteur ou tout autre jugement négatif que vous pouvez vous reprocher. 

 

Le bilan n'est donc pas toujours aussi merveilleux qu'on le souhaite car cela prend du temps de changer notre mode de fonctionnement. En fait, on se trompe souvent de but. Ce qui est recherché, ce n'est pas de ne plus fuir ou ne plus avoir tout autre défaut. Ce que l'on recherche c'est apprendre à avoir plus d'indulgence envers soi. On cherche à améliorer sa façon d'être avec soi et non sa capacité à faire ou ne pas faire telle ou telle chose.  Sinon, vous êtes toujours dans le jugement car au final vous continuer à vous dire "je ne suis nulle de ne pas arriver à faire cet exercice car je continue de fuir ou d'avoir tel défaut". 

 

Ne cherchez donc pas à éradiquer vos défauts mais apprenez à les accepter. Tel est le thème de l'article ;)


Bilan du 2ème objectif:

Par contre, extrapoler, je le fais encore beaucoup et je suis un excellent cobaye pour ça... En ce moment, je reçois beaucoup d'adolescents en coaching scolaire. En gros, je les accompagne pour apprendre à mieux travailler (organisation, motivation, points forts et points faibles, gestion du stress...). Ce que je veux dire, c'est que je dois gérer pas mal de rendez-vous et je suis tombée sur une famille qui ne savait pas ce qu'elle voulait. Un coup ils voulaient  tout de suite que je reçoive leur fils en coaching, un coup ils voulaient réfléchir. Au bout d'un moment, après moult acrobaties de ma part pour leur trouver un créneau malgré mon emploi du temps serré, ils ont fini par trouver que c'était trop compliqué de trouver un horaire régulier pour nos rendez-vous et qu'il valait mieux tout arrêter. Tout ça bien sûr envoyé par sms. 


Au début, je peux vous dire que j'ai pas mal extrapolé. Je me disais : "et si je leur avais proposé ce créneau plutôt que celui-là, ça aurait été mieux" ou "et si j'avais appelé le père au lieu de la mère, j'aurais pu plus discuter et trouver un arrangement plus facilement" ou "et si c'était parce qu'ils ne me trouvaient pas assez bien ou qu'ils me trouvent trop jeune" et si, et si... Heureusement, je me suis rendu compte que je ruminais. Vous savez, c'est le moment où votre moitié ou vos amis vous écoutent à moitié quand vous leur en parlez. Là, ça veut dire que vous n'arrivez pas à lâcher le morceau, donc que vous extrapolez et que vous êtes très loin de la prise de recul nécessaire pour voir les choses clairement et avoir un véritable esprit critique sur la situation. Donc à retenir : quand vous saoulez vos proches, c'est souvent que vous ruminez toujours la même chose et qu'ils n'ont plus aucun conseils à vous donner car la seule chose à faire c'est d'arrêter!!!


Au passage, on se saoule soi-même de points de vue négatifs. Je pensais tellement à ça ce matin que j'étais moins bien dans ma peau et que j'avais l'impression de ne plus être assez bien pour mes clients. Sauf que les problèmes de planning ne sont pas à proprement parler des indicateurs de mes compétences professionnelles.


J'ai donc suivi les conseils de l'article et j'ai essayé de penser à autre chose. C'était assez difficile car je revenais quand même à ma rumination. Ce qui a le mieux marché pour moi c'était le deuxième conseil : faire autre chose. Les rendez-vous de la matinée finis ça allait déjà mieux parce que j'étais concentrée sur mes clients. Puis, voyant que j'allais ruminer, j'ai décidé de cuisiner un truc hyper compliqué (pour moi...). Le but? Être tellement concentrée sur la recette que je ne pensais pas à mes problèmes. Et ça a marché. Et en plus, ça permet de manger de bonnes choses... Un autre truc qui a fonctionné sur moi, c'était de faire parler ma moitié de ses problèmes. ça m'a permis de penser à autre chose qu'aux miens. L'avantage, c'est que ma rumination s'estompait. J'ai fini par ne plus y penser et par réussir à me dire que ce n'est pas forcément de ma faute et que c'est comme ça. 


Le mieux, c'est qu'à la fin, la maman m'a rappelée pour s'excuser en me disant qu'il s'agissait de problèmes entre elle et son mari divorcé, qu'ils ne s'étaient pas mis d'accord pour savoir qui payait les séances et qu'ils avaient fini par abandonner l'idée.  


Bilan du 3ème objectif :

Je devais me mettre dans une situation de stress pour apprendre à accepter l'idée du pire. J'ai donc décidé d'inviter nos voisins au restaurant chinois. Nous étions trois couples et nous nous étions assez souvent invités les uns chez les autres mais jamais dehors. Il y avait plusieurs choses qui m'avaient fait peur : vont ils accepter l'invitation? Aurons-nous assez de conversation pour toute la soirée? Serais-je assez intéressante pour eux? Vais-je encore passer une soirée à devoir écouter les autres sans pouvoir participer à la conversation?


C'était là mes principales préoccupations. Et si je les avais laissées m'envahir, il est certain que j'aurais passé une mauvaise soirée puisque j'aurais été tellement happée par mes peurs que ça m'aurait coupé toute idée de conversation et qu'en effet, je n'aurais rien eu à dire... Je n'aurais donc pas été intéressante et toutes mes peurs seraient arrivées de manière prophétiquement horrible. Je vous dis cela car ça m'est déjà arrivé.


En fait, en voulant éviter le pire, on le provoque. C'est la même chose que lorsque l'on passe un examen comme le permis de conduire. Pour la plupart d'entre nous, nous conduisons très bien lorsque nous sommes seuls, mais dès qu'il y a l'examinateur, le stress nous fait faire des erreurs que nous n'aurions jamais faites sinon. Donc, vouloir éviter le pire est... le pire que vous puissiez faire!


J'ai donc noté mes peurs et je me suis préparée aux pires éventualités et à ce que je devrais faire si ça arrivait :

  • Pour ma peur qu'ils refusent, j'ai imaginé que cela arriverait et la solution était de leur laisser le choix de la date si c'était ça le problème ou de me dire que ce n'était pas des gens honnêtes et intéressants à connaître s'ils continuaient de refuser.
  • Pour ma peur de ne pas avoir assez de conversation, j'ai imaginé qu'en effet, j'en manquerai. Mais cela ne les gênera peut être pas. Et si ce sont des gens qui ont envie de parler avec moi, ils le feront même s'ils voient que je ne le fais pas. Au pire, la conversation va se tarir. Et après? Est ce que ce serait si grave que ça pour eux? Au pire pour moi ils se diront que c'est difficile de me parler. Et voilà.
  • Ils ne me trouveront pas intéressante du tout car je de conversation et au pire il me laisseront de coté.
  • Je vais passer la soirée à écouter les autres sans pouvoir inter agir avec eux.

Après avoir noté tout cela, je me suis rendue compte que j'exagérais : certes je ne serai pas le clown de la soirée mais de là à être complètement mise de coté et à ne rien dire de la soirée... C'est techniquement impossible. Cela m'a donc rassurée. Je n'ai pas cherché à être ce que je ne suis pas : cette personne charismatique que tout le monde écoute avec grand intérêt... Si je n'avais pas fait cette liste, j'aurais voulu atteindre cela et j'aurais été déçue. Alors que là, je ne m'attendais pas à être extraordinaire et cela m'a enlevé beaucoup de pression même si on en a toujours un peu. Pour l'amoindrir encore j'ai réutilisé le 1er objectif puisque j'ai eu le réflexe de me dire "sois tranquille, je suis là. Si tu as du mal à parler, c'est parce que tu es timide. Tu as le droit de l'être."


Finalement, et comme souvent, la soirée s'est bien passée. J'ai eu la chance d'avoir à coté de moi quelqu'un de bavard qui s'amusait même à répéter à haute voix ce que je disais quand les autres ne m'entendaient pas. Du coup, ma timidité et ma petite voix nous aura permis de nous amuser! Et puis, les personnes (quand elles sont normalement constituées, ce qui est le cas des gens que j'ai invités) vous abordent en général sur des sujets bateaux comme le temps ou votre travail. Il est finalement facile de répondre et une question en amène une autre etc. Le tout est de rebondir bien sûr. Ce que j'ai fait, c'est que j'ai fait parler les autres d'eux. C'est agréable pour tout le monde et on a toujours des choses à dire dans ces cas-là. Bien sûr cet exercice est à faire avec des gens sympathiques. N'essayer pas avec des gens qui vous dénigrent ou vous montrent de l'antipathie. J'ai envie de dire, pourquoi vouloir les connaître et leur montrer de l'intérêt? 


Un conseil avant de vous laisser : allez-y petit à petit! Invitez une personne à la fois déjà. Puis deux, puis tout un groupe (petit au début). Commencez par des gens que vous connaissez bien et que vous savez sympathiques, même par des gens de votre famille. En gros, des gens qui vous sont tout acquis. Et ensuite seulement faites le avec de nouvelles personnes que vous venez de rencontrer.   


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