Comment vaincre sa timidité?

La timidité est un manque d’aisance et d’assurance qui altère malheureusement la vie de ceux qui l’expérimentent. Cependant ce manque ne se manifeste que lorsque la personne timide se retrouve avec d’autres personnes. Seule, elle ne souffre pas. La confiance en soi doit donc être travaillée essentiellement dans le rapport avec les autres. En effet, la trop grande sensibilité des timides les pousse à trop se préoccuper de ce que les autres pensent d’eux et à avoir peur qu’ils les rejettent. Il en découle une trop grande propension au jugement de soi avec une exagération de ses défauts. Les timides s’en demandent ainsi trop, sont perfectionnistes avec eux-mêmes et ne cessent de se dévaloriser à la moindre faille.

 

L’intensité de la timidité peut varier selon les personnes : pour certaines ce n’est que dans un domaine comme le fait de devoir parler en public ou face à quelqu’un dont on vient de tomber amoureux. Pour d’autres, c’est un mal-être général puisque la peur du jugement de l’autre peut s’étendre à toutes les personnes qui sortent de son cadre de vie habituel tel que la famille et les amis proches.

 

Heureusement, et quoi qu’en disent beaucoup de gens, la timidité n’est pas un trait de caractère. Ce n’est pas inné, on le devient et on peut donc aussi désapprendre à être timide. Ne confondons donc pas une personne discrète avec une personne timide. On peut préférer être discret et le vivre normalement comme une personne extravertie peut être heureuse de l’être. Par contre, la timidité fait souffrir, ce qui n’est donc pas acceptable.

 

Mais comment vaincre sa timidité ? Je dirais plutôt gérer sa timidité. Il faut en effet prendre conscience que la timidité n’est pas mauvaise en soi. C’est une façon que nous avons trouvée pour nous protéger. S’en vouloir d’être ainsi ne peut donc que renforcer notre système de défense habituel : vouloir être parfait pour être accepté et ne pas être jugé. Il vaut donc mieux apprendre à gérer sa timidité en acceptant dans un premier temps son utilité et en comprenant que c’est en pensant faire bien pour nous même que nous l’avons développée.

 

Par contre, ce sur quoi nous pouvons agir, c’est sur notre façon de nous juger nous-mêmes. Observez vous d’abord sans jugement et notez la manière dont vous vous parlez pendant une semaine. Vous devriez observer des jugements assez agressifs envers vous-même, ce qui vous enlève toute assurance. Ensuite, agissez en apprenant à vous parler avec moins d’agressivité et plus de compréhension. Cela ne veut pas dire que vous vous relâcher. Non, vous allez juste relâcher la pression que vous vous mettez en étant plus indulgent avec vous-même. Vous inversez ainsi le phénomène. Il faut bien sûr s’entrainer longuement car il faut que votre nouvelle façon d’être s’ancre en vous. L’aide d’un thérapeute peut à ce moment là être très utile.

 

Vous pouvez aussi agir dans votre environnement. Prendre des cours de théâtre ou de danse ou pratiquer une activité sportive en groupe peut s’avérer très bénéfique pour apprendre à interagir avec les autres.

Et n’oubliez pas que votre grande sensibilité, une fois bien gérée, est un atout extraordinaire puisqu’elle vous permet de mieux percevoir les besoins des autres, ce qui peut être très utile dans la vie professionnelle mais aussi dans la qualité de vos relations amicales ainsi qu’avec votre conjoint.

 

N'oubliez pas non plus que je propose des rendez-vous de coaching très accessibles avec un premier contact gratuit si vous avez besoin d'un coup de pouce plus personnalisé et qu'il suffit de me contacter :


Bilan

Première étape (temps imparti : une semaine)

Cet article étant publié le 13 octobre 2015, je vous donne rendez-vous le 20 octobre afin de vous donner les résultats de la mise en pratique de celui-ci :

 

1er objectif : m'observer sans me juger pour voir si mes pensées sont agressives envers moi-même (pour me permettre de relâcher la pression et d'être moins perfectionniste. Mais ça ce sera dans la deuxième semaine. M'observer sans me juger ce sera déjà pas mal!)

 

2ème objectif : agir sur mon environnement en pratiquant une activité de groupe afin de m'entraîner à inter agir avec les autres. Je me suis donc inscrite à des cours de sophrologie. Le théâtre, ce sera pour plus tard... Pour l'instant, je trouve que ce serait trop difficile pour moi. A dans une semaine!

 

Retour sur le premier objectif

Pour commencer il faut que vous sachiez que j'ai déjà fait cet exercice il y a quelques années à une époque où j'ai eu besoin d'être coachée (si vous trouvez cela bizarre dites vous bien qu'un médecin a lui-même besoin d'aller chez le médecin...). Refaire cet exercice pour vous m'aura permis de voir que je suis beaucoup moins agressive qu'avant envers moi-même. Mais il faut dire que je l'étais beaucoup... J'aurai donc moins d'exemples à vous donner que je ne l'aurai pensé parce que je suis moins timide qu'avant. C'est plutôt positif pour les effets à long terme non?

 

Ce que je remarque le plus ce sont des petites phrases comme "tu n'y arriveras jamais" ou "ça ne sert à rien ce que tu fais". J'ai tendance à me faire ces reproches dès que je veux entreprendre quelque chose de concret. Ne serait-ce que pour la création de ce blog, je me suis vue me dire "ce blog ne sert à rien puisque personne ne le lira" ou "le référencement Google est trop dur pour que des gens puissent voir l'existence de ton blog". Je me suis aussi fait des reproches par rapport à un roman sur la timidité que j'ai envoyé à un concours comme "pourquoi penses-tu être repérée par le jury, ce que tu écris est trop naïf". Ce genre de phrases n'ont l'air de rien mais elle sont assassines et je suis contente d'avoir pu en prendre conscience. Je savais que j'étais sévère envers ce que je voulais entreprendre mais j'avais l'impression que c'était à juste titre, pour me faire progresser. Seulement, en y prêtant attention, ces phrases ressemblent plus à des reproches qu'à des conseils qui me permettraient d'avancer. C'est comme un patron ou un parent qui serait toujours sur mon dos et m'empêcherait d'être entreprenante; qui voulant me protéger des erreurs m'empêcherait de faire quoi que ce soit. Mais comme l'exercice le demande, il faut s'observer sans se juger. Ne pas se dire directement "et bien c'est ma faute, je n'arrête pas de me faire des reproches" parce qu'à ce moment là, vous vous faites un nouveau reproche, celui de vous en faire. C'est un cercle vicieux. J'ai suivi l'exercice et j'ai observé sans apporter mon grain de sel. Et j'avoue que c'est beaucoup plus apaisant. Il faut que vous testiez l'exercice pour vous en rendre compte. Les explications sont dans l'article mais le plus important c'est l'expérimentation. Et en tant que cobaye, je me sens un peu plus sereine en ne jugeant pas mes observations. 

 

 

Retour sur le deuxième objectif

J'ai également eu la chance d'aller voir un groupe d'amis de mon compagnon ce week-end, ce qui rentre dans le deuxième objectif puisque je devais inter agir avec les autres. En tant que timide, cela m'a fait revenir de vieux réflexes de peur et j'ai observé ce genre de réflexions : "qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire étant donné que je n'ai aucune conversation?", "je vais encore avoir l'air d'une godiche qui ne parle pas" ou encore "les gens vont s'ennuyer avec moi". J'ai pu donc voir que dans certaines situations je suis encore effrayée par les blancs, par "l'ange qui passe". Cette observation m'a permis de voir que les situations où je suis confrontée à un groupe de personnes que je connais peu ou pas me renvoient à d'anciennes peur de timide qui étaient récurrentes avant, même avec des amis proches ou la famille. Comme demandé dans l'exercice, j'ai accepté sans me juger ces peurs qui font encore partie de moi. L'effet a été le même que précédemment, cela m'a un peu apaisée. Et comme très souvent, pendant la soirée tout s'est bien déroulé. Essayez, vous constaterez que les gens sont en général accueillants si vous n'êtes pas obnubilés par vos défauts. En fait, j'ai constaté que lorsqu'on s'observait sans se juger, les autres le faisaient aussi. Du coup, ils ne vous jugent pas. Il faut ensuite avoir conscience que le feeling ne se maîtrise pas. Si ça ne passe pas avec certaines personnes, ce n'est pas forcément dû à vous même. Par contre, si je n'ai pas d'observations à faire sur moi même pendant la soirée, peut être que pour vous il y en avait. Dans ce cas là, faites les et ne vous jugez pas!  

 

En ce qui concerne la sophrologie, puisqu'il n'y a qu'une séance par semaine, je ne peux pas encore faire un retour complet mais j'ai pu voir que comme il s'agissait d'une activité que j'avais choisie, contrairement à la soirée avec des amis de mon compagnons à laquelle j'ai été mise au courant l'après midi pour le soir, j'étais mieux préparée et mes peurs ne sont pas revenues. Je n'ai donc pas observé de reproches particuliers, à part peut être quand je me suis dit "tu vas perdre ton temps, ça ne sert à rien", "c'est nul, ça te bloque des rendez-vous avec des clients". J'ai observé puis j'ai laissé passer. En faisant ainsi les reproches se sont estompés. Parfois ils revenaient et je recommençais. Ils ont fini par s'estomper complètement. Attention, n'ayez pas pour autant le nez collé aux résultats, restez concentrés sur l'observation sans jugement. Sinon, le bénéfice, cet-à-dire un sentiment d'apaisement, s'en ira illico!

En tous cas, je conseille fortement ce genre d'activité pour les timides puisque cela permet d'inter agir avec les gens au début et à la fin du cours, donc un peu. L'avantage c'est de commencer doucement, ce que vous pourrez faire avec cette activité. Puis comme le cours est essentiellement silencieux, vous vous sentirez à l'aise, plus que d'autres personnes finalement. Ceux qui sont à l'aise en soirée auront peut être plus de difficultés. C'est une hypothèse bien sûr.

 

Conclusion

Voilà donc les observations les plus parlantes que j'ai pu faire. Elles sont essentielles pour la suite de l'exercice. Surtout ne faites pas les deux étapes en même temps, par expérience, cela ne marche pas. La première étape est donc remplie et je me servirai des observations faites pour la deuxième étape que je vous explique dans le troisième objectif.


Deuxième étape (temps imparti : une semaine)

Rendez-vous le 27 octobre 2015 pour le bilan de la mise en pratique de l'objectif 3 qui est toujours en lien avec l'article "comment vaincre sa timidité".

 

Troisième objectif : continuer à m'observer sans me juger (cela sera plus facile car je me suis déjà entraînée pendant une semaine et je connais mieux le genre de reproches que je me fais) et à chaque fois que cela arrivera, se dire à soi-même "sois tranquille, c'est normal. Pour le moment tu as peur de (...) parce que tu es timide. Ne t'inquiète pas, je suis là et je te comprends."

J'insiste sur le fait de se dire cela à chaque fois que vous ferez une observation négative sur vous et/ou à chaque fois que vous ressentirez un malaise (une boule au ventre, un rougissement...)

 

Retour sur le troisième objectif

Comme pour le premier objectif, étant donné que j'avais déjà testé sur moi cet outil il y a quelques années, l'expérience est un peu faussée puisque je savais déjà que cela marchait. Mais en même temps, j'aime tester ce que je conseille à mes clients, donc...

Pour les prochains sujets, j'essaierai des exercices que je ne connais pas afin d'avoir un regard neuf dessus. Et cela me permettra d'avoir d'autres cordes à mon arc ;)

 

Je vais donc à la fois revenir sur ce que j'ai expérimenté cette semaine et également revenir sur ce que j'ai vécu il y a deux ans lorsque j'ai pratiqué cet exercice pour la première fois. Tout d'abord, et cela en rassurera plus d'un, je me suis rendue compte que j'avais automatisé en moi cette petite phrase très bénéfique qui faisait partie de l'exercice : "sois tranquille, c'est normal que tu aies peur de (...) parce que tu es timide. Ne t'inquiète pas, je suis là et je te comprends". J'ai remarqué que je me la disais très souvent sans même penser à le faire et que cela avait la capacité de me rassurer, un peu comme si j'étais avec une amie ou une sœur. En fait, au quotidien, je suis moins timide lorsque je suis avec quelqu'un que je connais. Par exemple, si je vais à une soirée et qu'une amie ou mon compagnon vient avec moi, ma timidité est quasi inexistante. Par conséquent, quand je me dis cette phrase, c'est comme si j'avais moi-même la capacité de me protéger. Il est d'ailleurs possible de coupler cette phrase à un exercice de visualisation. Il s'agit de s'imaginer petit et de se dire cette phrase en tant qu'adulte pour rassurer notre enfant intérieur. Selon les personnes, cela accentue l'effet rassurant de la phrase (si vous le souhaitez, je ferai un article plus précis là-dessus). Je faisais cet exercice avant des concours ou avant de monter sur scène. Cela fonctionnait très bien parce que c'était comme si la petite fille en moi n'avait pas à subir la pression de tels événements mais que c'était moi en tant qu'adulte qui avait la possibilité et la force de les vivre. En gros, au lieu de me cacher dans les jupes de ma mère, je laissais mon moi apeuré se cacher dans mes propres jupes. Je vous rassure, il n'y a rien de schizophrénique là-dedans, au contraire, c'est vous qui maîtrisez votre pensée. Cet exercice m'a été d'un très grand soutien en tant que prof lorsqu'il faut rentrer dans l'arène. Cela marche aussi quand vous devez faire un discours.

 

Mais, ne vendons pas de rêve pour autant. Pour en revenir à mes débuts dans la pratique de cet exercice, cela a été assez difficile au début quand je devais me dire cette phrase. Déjà, il fallait que j'y pense et parfois cela m'arrivait d'oublier. Et bien sûr, mes jugements négatifs envers moi même étaient encore très virulents. Il y a même une période où l'on se dit "tu vois bien que ça ne marche pas ce truc puisque tu continues à te dénigrer". Cette phase est normale puisqu'on ne peut pas changer en quelques jours un automatisme de pensée. Ainsi, il est normal que vous ayez des difficultés au début. Heureusement, je n'avais pas laissé tomber cette phrase qui permet en fait d'apprendre à se parler avec plus d'indulgence. Les jugements négatifs se sont alors estompés. J'arrive maintenant à faire la part des choses avec des jugements négatifs exagérés et d'autres jugements qui s'avèrent être utiles. Aujourd'hui, je ne suis bien sûr pas parfaite. Il m'arrive en effet de m'entendre encore me dire des choses désagréables comme "dès que tu cuisines, c'est mauvais" ou "avance donc, tu conduis comme un escargot!". Mais vous savez quoi? Quand ça m'arrives, j'ai le réflexe de me dire "sois tranquille, personne n'est parfait. C'est normal d'avoir peur de mal cuisiner, c'est parce que tu es perfectionniste à cause de ta timidité. Ne t'inquiète pas, je te comprends, ce n'est pas facile de bien cuisiner." Vous voyez, la phrase est modulable. Et cela m'apaise véritablement.

 

Il faut cependant que vous sachiez que plus l'état de votre anxiété est fort, plus vous devrez vous dire cette phrase et plus ce sera difficile de trouver un apaisement. Cela ne veut pas dire que ça ne marche pas. Cela veut dire que le taux de jugement et de peur est trop élevé et qu'il va falloir du temps pour l'équilibrer avec ce nouvel exercice. J'ai même remarqué que dès qu'un petit apaisement apparaissait, on le remarquait directement et on voulait tout de suite le garder. Seulement, en faisant cela, l'apaisement disparaît. C'est assez frustrant et d'ailleurs cela m'énervait quand je devais entrer dans ma classe. Je me disais la phrase, cela me tranquillisait puis dès je que sentais ce mieux être, il s'en allait et je devais recommencer. En fait, c'est comme apprivoiser un animal sauvage : si vous faites tout pour qu'il s'approche et qu'au moment où il a confiance en vous vous essayez de l'attraper pour le mettre en cage, il s'enfuit. C'est logique. Votre sérénité c'est pareil, vous devez l'apprivoiser sans vouloir pour autant la garder absolument dès qu'elle s'approche. Là est la réelle difficulté de cet exercice. Ne soyez pas attentifs au résultat mais plutôt à votre façon de vous parler. Les résultats viendront d'eux mêmes. Si vous y pensez trop, vous n'y arriverez pas.

 

C'est pour cela qu'il faut commencer par des petites choses. A l'époque, je n'avais pas débuté cet exercice par mon stress d'entrer en classe. Non, c'était une sensation bien trop forte. Je l'avais fait avec quelque chose de plus léger : ma peur d'être un boulet quand des gens me collaient en voiture. Vous savez ces gens qui vous suivent de près pour vous faire comprendre que vous n'allez pas assez vite? Ainsi, j'ai pu expérimenter l'exercice et constater qu'il marchait. On me collait toujours, mais cela ne me perturbait pas plus que ça. Si vous commencez par quelque chose de trop fort, vous allez vous décourager. C'est comme à l'école après tout : on commence par des exercices simples puis on les complexifie progressivement. Et cela ne sert pas à rien parce qu'en commençant par une petite chose puis par une autre, vous rééquilibrez petit à petit votre taux d'indulgence par rapport à votre taux de jugements négatifs. 

 

Conclusion

-Commencez par de petites choses

-Ne soyez pas centré sur le résultat (être mieux, être moins stressé, ne plus avoir peur)

-Restez attentifs à vos jugements intérieurs et dites vous à chaque fois : "sois tranquille, c'est normal que tu aies peur de (...) parce que tu es timide. Ne t'inquiète pas, je suis là et je te comprends"

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Commentaires: 2
  • #1

    philippe (mardi, 14 février 2017 21:37)

    Moi, je souffre d'aversions depuis des décennies;Pendant, longtemps j'ai dissimulé ma peur aux autres et je ne faisais que la renforcer. Ma thérapie de 5 mois en E.F.T. m'a permis de comprendre pas mal de choses, beaucoup de traumatismes dus à de la maltraitance sociale. Je me suis mis dans les livres de développement personnel et c'est ainsi que tout a commencé, ma soif d'explorer des domaines inconnus pour moi, jusqu'alors. J'ai été dans d'innombrables voies Hypnose , PNL,sophrologie- relaxologie, Peat process, Nerti, tipi, bouddhisme, Méditation,tao, Qi gong, chamanisme...,La liste serait trop longue à énumérer. Ce que j'en ai tiré, c'est une sagesse et un art de vivre que très peu d'être humain éprouve.Et pourtant, j'ai toujours aussi peur, c'est paradoxal, seulement je le vis bien, un truc tout bête, traversée une salle sous le regard des gens, je m'en fiche, malgré la trouille, je consulte mon portable , tout en marchant et le tour est joué, mon esprit est focalisé sur la lecture. Si je n'ai pas de portable , j'adopte une posture confiante et je souris, en laissant la peur aller jusqu'au bout et ça passe. On se focalise trop sur ce que l'on n'aime pas, au lieu de se concentrer sur quelque chose de plaisant et d'agréable. Je vis avec mes peurs, mais la méditation à tuée mon angoisse d'anticipation, ce qui fait qu'aujourd'hui, je suis assez calme, serein, c'est là que je mesure le chemin parcouru. Je suis d'accord avec toi qu'il faut sortir de sa zone de confort et se confronter à la réalité: théatre, danse, ce qui pour un gros chat comme moi qui adore son confort douillé, derrière son ordinateur, à l'abri des tourments du monde ressemble fort à une grosse bassine d'eau froide.

  • #2

    Elodie (auteur du blog) (mardi, 21 février 2017 11:21)

    Et oui, il est important de savoir qu'il faut du temps et parfois essayer pas mal de méthodes pour évoluer dans le sens que l'on veut, mais surtout de comprendre que l'on ne se changera pas fondamentalement. On évolue, on s'apprivoise et on s'accepte, mais on garde sa façon d'être fondamentale. Le regard des autres fera toujours peur mais l'essentiel c'est de trouver des parades pour que cela n'empêche pas de vivre et de faire ce que l'on souhaite.