Défi de l'été 2016

Cet été, ayant tous des choses à faire, notamment se reposer (très important!), nous aurons moins de temps, moi pour écrire et vous pour lire (à part peut être un bon livre sur la plage!). Je mets donc ce blog en repos pour vous retrouver en septembre. Mais vous, ainsi que moi, ne seront pas en repos pour autant!

 

En effet, je profite de l'été pour me lancer deux défis que je vous invite à suivre et vous retrouverai début septembre pour vous faire mon retour sur ceux-ci.

-Le premier consiste à lire un livre sur le développement personnel. Je vous ferai ainsi une synthèse sur celui que j'aurai choisi, un peu comme lorsque je vous avais parlé des quatre accords toltèques. Vous êtes invités à participer en mettant dans les commentaires des annotations sur un livre que vous aurez lu.

-Le second est un peu plus difficile : il faut essayer de corriger l'un de ses défauts le plus handicapant et surtout, faisant le plus de tort à notre entourage. Vous aurez surement du mal à le choisir tout de suite. Il est en effet utile de prendre un peu de temps pour se rendre compte d'un comportement inadéquat car l'ego a souvent tendance à nous protéger en  nous empêchant de le voir clairement. Il a raison dans un sens : il ne sert à rien de se culpabiliser. En faisant cela, nous ne faisons que nous victimiser et rechercher la compassion. Cela fait du bien sur le moment mais ne nous aide pas à évoluer. Par contre, réussir à les voir pour nous prendre en main est plus qu'utile, c'est libérateur. Je vous laisse donc voir les objectifs de l'été pour savoir comment procéder.


Objectifs de l'été :

 

1) Lire ou relire un livre de développement personnel qui vous intéresse pour en retirer des enseignements utiles à suivre pour votre bonheur et le partager en commentaire (histoire de se créer une petite bibliographie coup de cœur).

 

 2) Travailler sur un de vos défauts que vos parents et amis vous reprochent le plus (si vous vivez avec quelqu'un ou si vous voyez votre belle mère, ce sera plus facile à trouver!) :

        *Prendre conscience d'un de vos défauts sans vous culpabiliser ni rejeter la faute sur   les autres.

        *Accepter ce défaut avec bienveillance envers vous même

        *A chaque fois qu'il apparaît, essayer de vous stopper. Peu importe que vous y arriviez au début, au milieu ou à la fin. Vous avez tout l'été pour vous entraîner.

                                                                                                     *Écrire un bilan pour vous même sur ce que vos efforts ont apporté à vous et à votre entourage. Et pour faire avancer la recherche dans le développement personnel, mettre un commentaire sur vos difficultés et sur les résultats bienheureux qui vous sont advenus.

 

Merci à tous et bon été!

 

PS : je ne partage pas tout de suite le livre et le défaut que je veux travailler pour ne pas vous influencer. Je veux que vous choisissiez par vous-même. ;)

 

N'oubliez pas non plus que je propose des rendez-vous de coaching très accessibles avec un premier contact gratuit si vous avez besoin d'un coup de pouce plus personnalisé et qu'il suffit de me contacter par mail à elodie.dumez@yahoo.fr


Bilan

Bonjour tout le monde! J'espère que je vous retrouve en pleine forme en ce jour de rentrée? Écrire pour vous m'a manqué mais cela était bien nécessaire pour m'entrainer à corriger l'un de mes défauts qui altère le plus ma relation avec mes intimes. J'emploie volontairement le mot "intimes" parce que ce défaut n'apparaît que lorsque je partage le quotidien des autres.

 

Ce bilan portera, vous l'avez donc surement déjà deviné, seulement sur l'objectif numéro deux. Je reviendrai vers vous la semaine prochaine pour faire une revue complète et à part entière sur la lecture que j'ai choisie pour le défi de l'été.

Pour en revenir au défi numéro deux, qui consistait à travailler sur le défaut que nos proches nous reprochaient le plus, il n'a pas été difficile pour moi de le trouver : il s'agit d'un trait de caractère qui nous mènent toujours, mon compagnon et moi, dans des disputes. En fait, c'est une des causes majoritaires de celles-ci. Il était donc urgent que j'agisse et "oh miracle!" je pouvais y faire quelque chose puisque le problème venait de moi! Inutile de vous dire que si le problème vient de votre conjoint, vous ne pourrez pas y faire grand chose. On ne peut changer que ce qui dépend de nous! C'est une des grandes règles du développement personnel!

Et ce défaut, c'est la colère. Je m'irrite en effet assez facilement en ce qui concerne les taches quotidiennes, la façon de faire les choses ou de comprendre l'autre. Je démarre au quart de tour quand j'ai l'impression que l'on m'agresse ou que l'on me critique. Je suis donc souvent énervée : mes intimes s'en rendent malheureusement compte quand ils se prennent la sauce et les autres, sur lesquels je n'ose pas m'énerver par timidité, n'imaginent pas à quel point je bouillonne intérieurement. Bref, tout cela n'est pas très joli et s'oppose catégoriquement à ce que je suis profondément. J'ai donc voulu tester si une attention de deux mois sur un défaut dont il est difficile de se débarrasser pouvait aider, tout en n'oubliant pas l'acceptation de soi à l'endroit où on en est. Et cela est assez difficile d'admettre que l'on a ce défaut et que ce n'est pas toujours de la faute d'autrui que l'on se met en colère. 

 

Bien sûr, on ne peut pas arrêter la colère : c'est un sentiment qui nous permet de voir si les autres ont dépassé nos limites. Cela est donc utile. Cependant, nous n'avons pas tous les mêmes limites et il est important de comprendre que lorsque l'on est hypersensible, celles-ci sont beaucoup plus présentes. Nous devons donc nous efforcer d'élargir ces limites et surtout d'apprendre à gérer nos émotions. 

 

Quand je disais qu'il fallait essayer de se stopper au moment où le défaut arrivait, je ne disais pas d'empêcher les émotions de venir mais d'empêcher les conséquences de ces émotions de mettre une mauvaise ambiance ou de commencer une dispute. Quand je me mettais en colère, mon objectif principal était d'éviter de l'entretenir pour ne pas crier ou abimer la relation avec l'autre. J'ai en effet remarqué que la communication émotionnelle après coup, quelques heures plus tard ou le lendemain était beaucoup plus utile que de parler au moment de la colère. Elle n'est qu'un signe pour nous montrer que quelque chose ne va pas. J'ai pris le parti de la stopper juste à ce moment intéressant, puis de parler plus tard à la personne sur laquelle j'ai failli me mettre en colère. Et cela fonctionne beaucoup mieux en terme d'efficacité! Parfois, on se rend même compte qu'il n'y a pas besoin de parler tant on a exagéré. Avec le recul, on peut le voir (l'humilité, ça se travaille aussi...!)

Ensuite, en ce qui concerne l'émotion en elle-même, comptez jusqu'à dix en respirant profondément et elle s'en ira si vous ne l'entretenez pas (testé et approuvé dans mon article sur "comment calmer sa susceptibilité en 10 secondes?") Mais la technique de taper sur un oreiller ou d'aller courir un marathon sont tout aussi efficaces, mais moins discrètes sur le moment! ;)

 

Alors je ne vais pas vous mentir, c'est assez difficile de se stopper dans ces moments là et cela demande beaucoup d'entrainement, d'où les deux mois du défi. Et encore, je ne me maîtrise pas tout le temps... Mais pour être tout à fait honnête, ce qui a le mieux marché pour moi, c'est de prendre conscience que la colère fait du mal à ceux que l'on aime. A force de faire de la psychologie, on pense que les autres doivent nous comprendre et accepter que notre colère montre qu'ils ont dépassé une limite. Certes, cela est vrai, mais c'est une erreur de réfléchir uniquement de cette manière car on reporte ainsi toute la faute sur l'autre et on finit par devenir égocentrique. La colère, mine de rien, ce n'est pas anodin. Cela fait du mal aux autres. Moi même, quand quelqu'un se met en colère contre moi, cela a tendance à m'effrayer, même si la personne a raison. Nous sommes des êtres humains, nous avons d'autres moyens de communication que les griffes.

 

Une fois que j'ai compris cela, l'amour a pris le dessus sur le reste et mon combat s'est avéré plus facile. Donc, si vous voulez essayer de vous stopper alors que vous êtes sur le point de vous mettre en colère, ayez conscience que vous allez faire du mal à l'autre, même dans le cas où vous avez raison. Je ne vous dis pas de vous laisser marcher sur les pieds, je veux juste vous faire comprendre que cette façon de réagir ne règle pas très souvent les problèmes et qu'on ne l'use en général pas à propos. En tous cas, le fait de penser que je faisais du mal à ceux que j'aime quand je me mettais en colère m'a donné l'énergie pour gérer ma colère. C'est mon essence ou mon diesel si vous voulez. Alors, allez vous servir à la pompe pour essayer vous aussi de voir si cela marche pour vous.

 

Merci à tous d'avoir lu jusqu'au bout ce long bilan, je vous retrouve très bientôt pour un autre article sur le développement personnel et je vous encourage à noter dans les commentaires le défaut que vous avez essayé de stopper pendant vos vacances. Comme nous n'avons pas tous travaillé sur les mêmes choses, vous pouvez me poser des question dans les commentaires si vous voulez des conseils personnalisés, je me ferai un plaisir de vous aider.

 

Ensemble, faisons avancer la recherche dans le développement personnel!

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